Losing my way, de Marlène Jedynak

Article écrit par Acroz le 20/10/2013

Losing my way

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Une petite annonce anodine. Un jeune avocat plein de promesses... Un yakusa répondant à un pari stupide... Un coup de foudre improbable.
Et dans leur ciel, les nuages sombres d'une guerre de clans qui va brouiller les pistes et mettre en péril leur relation... où leurs vies, tout simplement ?

 

 


Titre Original Français :
 Losing my way
Auteur : Marlène Jedynak
Pages : 364
Prix :  24.04€ en format imprimé, 5.05€ en format numérique. 
Editions : La Plume de Jijisub (autoédition)
Date de parution française : 12 avril 2013

Mon Avis

Je vais d’abord vous parler du genre. Ceci est un yaoi, je le précise au cas où ce genre de lecture ne vous intéresserait pas.

(Le yaoi est un genre de mangas (mais aussi d'animes et de jeux vidéo), dessiné surtout par des femmes à destination d'un public féminin, dans lequel l'intrigue est centrée autour d'une relation homosexuelle entre personnages masculins, et comportant souvent des scènes sexuelles.)

 

Au japon, Senji, un jeune homme a tout ce qu’il lui faut. Une famille aimante, un appartement et enfin du travail. Il ne lui manque plus qu’un petit ami.
Shunsuke, un yakusa respecté de tous est sujet de plaisanterie. Selon ses collègues, il est incapable d’avoir une relation durable avec un homme. Il prend le pari et s’inscrit à un site de rencontre.

Xiang, un yakusa du clan adverse, très dangereux, veut mettre à mort le clan de Shunsuke et gagner ce dernier.
Senji et Shunsuke, deux hommes d’une grande beauté, tombent immédiatement sous le charme. Mais le yakusa a de plus en plus de soucis dans son clan, et c’est là que les problèmes commencent.

 

Comme dans une autre série de cette auteure, j’ai adoré l’histoire de Losing my way. C’était juste… wouah ! Bien qu’il y ait quelques points noirs, l’histoire est tellement envoutante que j’ai fini par les surmonter.

Au début, l’histoire a été pour moi très floue. On nous parle de Xiang avec son père de clan. Ils parlent d’un personnage à éliminer il me semble. Puis nous changeons de point de vue et sommes avec Shunsuke. Ce dernier doit aller à une réunion et nous avons une belle énumération de son entourage. Puis nous passons à Senji. Là, autant vous dire que… j’étais perdu. Est-ce que Xiang est du clan de Shunsuke ? Et qui est qui ?!!! Parce que, une des grandes particularités de cette auteure est d’appeler différemment ses personnages à chaque fois qu’elle parle d’eux. Le personnage est appelé dans son entier pour commencer (Nom Prénom). Puis que par son prénom. Puis par son nom. Puis par son métier. Dans les familles de yakusa, il y a foule de grades, chacun a le sien. Puis elle peut aussi le nommer par son âge. Et elle fait ça avec TOUS ses personnages. Donc, les premières pages, ne lisant pas très attentivement et en plus, étant pommé dans les noms, et bien… j’étais per-due… Et pour finir, l’auteur écrit à la narration externe en passant dans toutes les têtes. Tantôt dans une, tantôt dans une autre et souvent, je ne voyais pas de qui elle parlait… Tout ça constitue le point noir, mais à la longue, on s’y habitue, et les noms des personnages une fois enregistré, je n’ai plus eu de soucis. Le seul souci qui m’a suivi jusqu’à la fin du roman, c’est cette narration qui me perdait entre les personnages…

Sinon, à part ces problèmes de compréhension, j’ai adoré l’histoire. Elle est super intéressante, j’y ai appris plein de choses sur les yakusas. Le suspense principal est au milieu du roman. Il ne se passe plus d’évènement aussi palpitant jusqu’à la fin, mais j’avoue que j’en étais plutôt soulagée. Ça ne m’a pas empêché du tout d’apprécier l’histoire entre les deux protagonistes.

Et la fin du tome (les dernières lignes), qui est la fin de l’histoire, est juste… comment dire… ? Elle clôture bien et nous laisse un peu sur les fesses. J’avoue que ce n’est pas grand-chose, mais je ne m’y attendais pas. Bref, vous le verrez quand vous le lirez.
Sinon, à la fin du tome, on passe dans du surnaturel, ça m’a fait très bizarre, alors qu’il n’en est pas question durant toute l’histoire. Je comprends son utilité, mais j’avoue que s’en passer reviendrait au même.

Aussi, l’intrigue principale, je m‘attendais à ce qu’elle arrive. Je ne savais pas comment elle arriverait, mais je l’avais pensé dès les premiers chapitres. Et la fin de l’intrigue principale, on s’en doute aussi, mais ça n’empêche pas de douter.

Je tiens aussi à dire que certains passages sont assez dégoutants et que leurs descriptions sont très poussées. Vous le verrez dès le début, donc si vous vous évanouissez en entendant « sang », je vous déconseille fortement de lire ce roman. J’ai moi-même grimacé à plusieurs reprises car des fois, on s’imagine que trop bien la scène.

 

Pour ce qui est des personnages, j’ai adoré les deux personnages principaux. Shunsuke est un yakusa terrifiant. Tout son clan évite de se frotter à lui pour ne pas être la cible d’un regard assassin. C’est une des raisons pour laquelle ils ne comprennent pas qu’il arrive à avoir une relation stable. Mais surtout, ils ne comprennent pas comment le petit ami de Shunsuke peut rester avec lui. Ce qu’ils ne savent pas, c’est que Shunsuke peut être l’homme le plus adorable et doux du monde.

Senji, ce jeune avocat, est lui aussi très attachant, très déterminé, et très courageux. Nous le voyons passer de l’agneau au lion tout au long du livre. Il prend souvent les bonnes décisions et surtout, il ne perd pas sa personnalité de départ. Il la masque un peu, mais au fond de lui, il reste le même.

 

L’humour n’est pas très présent. J’ai ri quelques fois, mais on ne peut pas qualifier ce roman d’humoristique.

 

Pour ce qui est de la plume de l’auteure, agréable, elle peut être belle, je trouve, sauf quand je ne comprends pas de qui elle parle. Et elle est assez simple. L’auteur utilise plein de vocabulaire japonais qui sont définis (sauf que quand je lisais avec mon portable, je ne pouvais pas les voir) et qui renforce l’univers. Nous avons même à la fin toute la bibliographie de ses recherches, ce qui montre qu’elle s’est bien documentée avant d’écrire.

 

Pour finir, la couverture, au début, je ne comprenais pas vraiment ce qu’elle signifiait, et ce n’était pas grave. Mais, maintenant je comprends mieux. Elle est sobre, pas mal, mais je n’aurais pas acheté ce livre qu’en regardant la couverture. Je l’ai lu car avant j’ai commencé une autre série de cette auteure et que j’ai adoré. Donc, en voyant un autre livre d’elle, je l’ai tenté. J’ai lu l’extrait qui m’a un peu donné envie de lire la suite, et en voyant le prix, je l’ai acheté. Il est vrai que l’extrait n’était pas encore bien attrayant, mais je voulais quand même voir la suite.

 

En bref, une très belle homo-romance, une bonne découverte du monde des yakusas, de bons personnages, une histoire avec un peu de suspense, mais pas au point de vous arracher les cheveux. L’immersion se fait petit à petit dans l’histoire, jusqu’à être bien immergé dedans !

 

Extraits

Voici le CHAPITRE 1

A Propos

- Ce roman est un one-shot.

- Certains passages sont très explicites (yaoi)

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